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13 mai 2011 5 13 /05 /mai /2011 17:07

La visée de la Foulée Barriolaise est d’animer la ville d’Arles et plus particulièrement le quartier de Barriol en mobilisant et impliquant les habitants, les associations du quartier et les institutions dans un évènement solidaire avec une dimension préventive, sportive et festive. Cette année, 35 associations, institutions et entreprises se sont mobilisées ainsi que 90 bénévoles. 412 euros ont été collectés pour la Fédération Française de Cardiologie. 334 jeunes se sont inscrits aux différentes courses, en majorité entre 1 an et 14 ans (54%  masculins) et habitant Barriol (82%). Les adolescents, entre 15 et 25 ans, ne se sentent pas concernés. Le budget de cette manifestation dépasse les 20 000 €, dont 44% de dons en nature et contributions volontaires (chiffrage des heures effectuées par les bénévoles).  La ville d’Arles subventionne la manifestation chaque année et met à contribution une dizaine de ses services. Les subventions demandées au C.G. 13 et à la Région sont en attente de validation. La Communauté d’Agglomération ACCM a refusé son aide financière au motif que la Foulée ne concernait pas la santé alors qu’elle fait bien la promotion de la santé avec le slogan : « 0 cigarette, 5 fruits et légumes chaque jour et 30 minutes d’activité physique au quotidien », qu’elle sensibilise au handicap et qu’elle est liée aux Parcours du Cœur organisés par la Fédération Française de Cardiologie. Les bailleurs du quartier (Vaucluse Logement et  Erilia) ont également refusé toute aide, celle de 13 Habitat est en attente de validation. Les Chantiers Naval de Barriol, l’association REGARDS et la pharmacie BEAUME sont les seules institutions du quartier qui apportent leur aide financière. Le magasin Intersport a fait don des lots de récompense et les magasins Intermarché ont ravitaillé les participants et offert le goûter. L’association OCCURRENCES, qui est la cheville ouvrière de l’évènement, est, en plus, obligée de faire l’avance des financements  sur ses fonds propres. Elle a annoncé qu’il lui était de plus en plus difficile d’avancer 10 000 € chaque année et de courir le risque que les subventions demandées ne lui soient pas versées en totalité. Une réflexion va être engagée sur cet aspect ainsi que sur la possibilité de déplacer, chaque année, le lieu de la manifestation, étant donné le manque d’implication des bailleurs et des commerçants de Barriol et de la faible motivation de l’espace Familial de Vie. Cette année, quelques élèves en Baccalauréat Professionnel Services de Proximité et Vie Locale du lycée Jeanne d’Arc se sont impliquées dans l’organisation  et l’une d’entre elles, Elisa GARCIA, licenciée au club de Kick Boxing a été la marraine de la manifestation du  02 avril 2011. L’ASSPB a mis à disposition 6 de ses membres : Anne-Marie PINA, Danielle RUIZ, Arielle et Albert LAUGIER, ainsi que Philippe LAMENT qui a assuré l’animation à partir du car podium du C.G. 13, et Alain LAFAGE.

ASSPB 5ème Foulée 02-04-2011 044

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13 mai 2011 5 13 /05 /mai /2011 16:35

Solid’Arles, épicerie solidaire, a été créée il y a déjà un peu plus de 5 ans sur une idée simple : faire une activité économique viable de vente de produits agricoles avec un circuit commercial court sans intermédiaire, en payant un juste prix aux producteurs locaux et où les consommateurs paient en fonction de leurs revenus tout en les sensibilisant à une alimentation responsable. En effet, beaucoup de gens mangent à leur faim, mais beaucoup mangent mal à cause de revenus trop faibles mais aussi à cause d’un manque d’éducation culinaire. Préparer une soupe de légumes n’est pas compliqué et revient tout de même moins cher que d’acheter des boites au goût infâme en grandes surfaces !

Au départ, le projet est né de la volonté de l’Association Solidarité Paysans Provence et de quelques individualités. Depuis, certains sont partis pour divergences, notamment sur les actions d’animations à mener. Un conflit à éclaté avec le propriétaire des lieux, la SEMPA, pour les travaux d’aménagements à réaliser afin d’améliorer les conditions de travail des employés et d’équiper le local d’une cuisine digne de ce nom pour les cours de cuisine dispensés aux adhérents. Ce sont des péripéties normales dans une structure où le partenariat est multiple, tant individuel que collectif. Finalement, après quelques mois de tergiversations, toutes les demandes de travaux seront prises en compte par la SEMPA. Aujourd’hui, producteurs, consommateurs (consomm’acteurs), structures associatives (Croix Rouge, Secours Catholique, Secours Populaire, CLCV, VCM, Solidarité Paysans, ADEAR) ou institutionnelle comme le CCAS cohabitent au sein d’un Conseil d’Administration, constitué de 3 collèges (Producteurs, Consommateurs, institutionnels), qui gère la structure. Plusieurs Commissions et Comités travaillent à côté  au bon fonctionnement  et à la pérennisation du projet et au respect de ses valeurs. La Commission producteurs gère les approvisionnements, la répartition des productions, la qualité, la logistique,… La Commission bénévoles s’occupe de l’appui à la vente, du lien  avec les adhérents, de la communication (édition d’une feuille mensuelle d’informations : « Le Fouzitou »), des animations (ateliers « Kuizitou », manifestations diverses), des relevés de prix,… La Commission qualité-prix fixe les prix et définit la stratégie commerciale. La Commission « actions en faveur des publics fragilisés » avec les travailleurs sociaux, le Comité de pilotage avec l’ACCM, le C.G.13, la ville d’Arles, et la SEMPA qui participent tous au financement, le Comité éthique avec les membres fondateurs, complètent l’organisation qui peut sembler lourde mais garantit la participation de tous.

 

 Acheter ses fruits et légumes à Solid’Arles ou dans une AMAP* c’est bénéficier de produits frais et de qualité mais c’est aussi défendre une petite agriculture de proximité qui risque de disparaître. Nous en avons eu un exemple près de chez nous, à Mollégès, Pierre Priolet a préféré couper ses poiriers que de vendre à perte aux centrales d’achat des hypermarchés (son site : www.consommer-juste.fr ).

* Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne. Il en existe une à FOURQUES, chez Anne-Marie et Giovanni PELIZZARI, Mas Sainte Marie, chemin du Rouinet (04.90.93.34.32 – 06.21.06.12.63). Les producteurs s’engagent à cultiver sain dans le respect de l’environnement et à distribuer équitablement la récolte de leur potager sous forme de panier. L’adhérent s’engage pour une durée de 6 mois à régler en une ou plusieurs fois le prix des paniers et à venir les récupérer chaque semaine.

 Solid'Arles pratique :

Le magasin est situé dans le quartier de Griffeuille, au N°14 avenue Kennedy (04.90.49.99.10, http://solidarles.free.fr ). Il est ouvert à tous, sans condition autre que l’adhésion annuelle (1 € minimum). Il faut s’inscrire, le mardi après-midi ou le jeudi matin, pour bénéficier des tarifs réduits (apporter les justificatifs). Les étiquettes des produits indiquent la variété, l’origine, le prix réglé au producteur et les 2 tarifs à la vente : un tarif « Conso2 » (pour tout adhérent) et un tarif plus bas « Conso 1 » (public en difficulté). Le magasin est ouvert du mardi au samedi  (horaires différents selon les saisons). L’association compte actuellement un peu plus de 2 200 adhérents, elle emploie 4 personnes et bientôt une 5ème qui sera chargée de l’animation.

 

 

Solid’Arles et les cantines scolaires :

Le 29 mars s’est tenue une réunion publique à la Maison de la Vie Associative concernant le devenir de la restauration scolaire, car le contrat Sodexho arrive à son terme en 2012. La question était « quelle restauration souhaitons-nous pour nos enfants ? ». Les organisateurs (FCPE, FSU, ATTAC) ont souligné à la fois le manque de goût, de transparence sur l’origine des produits et l’opacité du contrat et des comptes de la Sodexho examinés dans le cadre de la commission de contrôle de la délégation de service public à laquelle ils participent. Les enjeux de la restauration collective sont importants : la question de l’approvisionnement local en produits frais et de saison permettrait de soutenir nos producteurs, de réduire l’impact environnemental des déplacements et à nos enfants de manger équilibré. La cantine est aussi un temps pédagogique qui pourrait être utilisé pour réapprendre à mieux se nourrir pour être en meilleure santé. C’est dans cet esprit que Solid’Arles va démarrer, en partenariat avec la Ville et l’école Jules Vallès de Griffeuille, la campagne « un fruit à la récré », financée par l’Europe. Faire découvrir l’importance de manger des fruits au goûter rentre bien dans la démarche pédagogique de l’association. Nous faisons appel aux bonnes volontés pour nous donner un coup de main. Bien amicalement vôtre.                Henri TISSEYRE  (Le Fouzitou N° 26, mai 2011).

 

 

Solid'Arles 13-05-2011 001

Solid'Arles 13-05-2011 004

Solid'Arles 13-05-2011 003

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8 mai 2011 7 08 /05 /mai /2011 17:22

Le Centre Œcuménique devenu l’Emmanuel, situé au 23 de l’avenue Bachaga Boualem, lieu d’échange et de partage pour les chrétiens de différentes confessions, avait réussi à attirer de nombreux laïcs grâce aux différentes animations mises en place régulièrement : lotos, kermesses, conférences,… Hélas, au fil des ans, les animations ayant peu à peu disparues, on avait l’impression que le Centre s’était un peu replié sur lui-même.

La construction de logements en 2006 (La Page N° 18 d’octobre 2006) indiquait une volonté de développement. Puis, l’arrivée de trois religieuses venues d’Afrique (Sénégal) semble lui redonner un regain de vie. A l’occasion des Fêtes Pascales, les Sœurs de la Résurrection, ou les Filles comme elles s’appellent plus familièrement, ont organisé un repas africain fraternel, le dimanche 08 mai. Pas moins de 170 personnes ont pu apprécier l’ambiance aussi chaleureuse que l’accueil lui-même. Repas, parfumé aux épices du Sénégal, partagé par l’assemblée où se sont mêlés pour ce moment de convivialité des autorités religieuses, des croyants et des non croyants du quartier. Notre association était représentée. M. le Maire après les cérémonies commémoratives du 08 mai 1945 est venu saluer les organisateurs ainsi que les participants de cette rencontre fraternelle. Arielle LAUGIER, Conseillère Municipale du quartier, a remercié les Sœurs ainsi que tous les bénévoles pour cette organisation sans faille en soulignant que « s’agissant d’une première, nous nous souviendrons qu’elle a eu lieu dans notre quartier. » Echanges, bonne humeur, musiques et danses africaines ont concouru à la réussite de cette journée.

L’église catholique, pour continuer à fonctionner normalement, a besoin de prêtres étrangers pour remplacer les nombreux départs en retraite dans les paroisses françaises (la moitié des prêtres actuels a plus de 75 ans) et faire face à la pénurie des vocations. En 2010, la France comptait déjà 1 472 prêtres étrangers (dont 793 venus d’Afrique et 222 d’Asie) et 5 000 religieuses. Cette immigration là a donc de beaux jours devant elle.

Quel retournement de l’Histoire, après avoir évangélisé l’Afrique et différents continents, l’église a aujourd’hui besoin des ces prêtres venus d’ailleurs. Mais, cette arrivée massive ne va pas sans quelques difficultés d’intégration. Souvent jeunes, ces curés et religieuses bousculent les habitudes de certains paroissiens, ils célèbrent différemment les messes, veulent innover pour faire remonter la fréquentation des fidèles. Ils ressentent parfois l’isolement et, surtout une perte d’autorité et d’influence par rapport à leur pays d’origine où, souvent, le prêtre est une figure socialement reconnue, importante et servie comme une autorité. Sans oublier les tracasseries administratives ou les problèmes de racisme qui peuvent apparaître ici ou là pour ces « délocalisés » d’un nouveau genre. (Sources : médias et sites catholiques).

 

Repas Africain à l'Emmanuel 08-05-2011 002

Repas Africain à l'Emmanuel 08-05-2011 010

Repas Africain à l'Emmanuel 08-05-2011 018

Repas Africain à l'Emmanuel 08-05-2011 026

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8 mai 2011 7 08 /05 /mai /2011 09:50

L’épave « Arles Rhône 3 » (chaland du 1er siècle) va être repêchée dans le Rhône. La 1ère étape de ce projet consiste, entre avril et novembre 2011, en la fouille, découpage et relevage de cette épave de 30 mètres de long. En 2012, parallèlement à la construction d’une extension du Musée de 850 m² destinée à recevoir l’épave, les tronçons de celle-ci seront traités dans un laboratoire à Grenoble. A compter de l’automne 2013, cet ensemble unique sera exposé au Musée Départemental Arles Antique de façon permanente.

En juillet, août et septembre, tous les mercredi, à 15 h. vous pourrez rencontrer les archéologues. Rendez-vous sous le pont de la R.N.113, quai Kalymnos à Trinquetaille.

 

Balisage du fleuve et installation du chantier : 

Arles Rhône 3 08-05-2011 001

Arles Rhône 3 08-05-2011 002

Arles Rhône 3 08-05-2011 003

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6 mai 2011 5 06 /05 /mai /2011 08:39

Monsieur David GRZYB, Adjoint au Maire, délégué à l'urbanisme, à l'habitat et à la politique foncière nous a communiqué :

"Dans l'attente de l'élaboration prochaine de son Plan Local d'Urbanisme (P.L.U., procédure en cours), la Ville d'Arles a souhaité engager une procédure de modification de son Plan d'Occupation des Sols (P.O.S.) afin de répondre aux besoins en matière de logement, de développement économique et de réalisation d'équipements publics.

Dans cette perspective, une enquête publique portant sur le projet de modification est programmée du 1er au 30 juin 2011."

 

L'Adjoint rappelle également qu'en matière de construction : "...la tendance doit être de densifier les secteurs non inondables et déjà urbanisés...que l'habitat individuel tel qu'on l'a développé les dernières années et qui reste un voeu pour la population, aura tendance à s'effacer au profit d'un habitat collectif de qualité, moins consommateur d'espace."

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27 avril 2011 3 27 /04 /avril /2011 18:08

UKRAINE. Tchernobyl, samedi 26 avril 1986 à 01h24 : une série d'erreurs humaines entraîne la fusion du coeur du réacteur. La pression de la vapeur fait sauter le couvercle du réacteur, laissant échapper un nuage radioactif qui se répand en Biélorussie, en Ukraine, en Russie, dans 15 pays européens et dans tout l'hémisphère nord. A l'époque, entre l'omerta russe et les mensonges français (des responsables avaient prétendu que le panache radioactif s'était arrêté à la frontière), il avait fallu un certain temps pour se rendre compte de l'ampleur de la catastrophe. Aujourd'hui, selon l'Académie des Sciences de New York, l'accident nucléaire aurait entraîné près d'un million de morts.

Pour nous rassurer, on nous avait répété que le nucléaire n'était pas en cause, qu'il n'y avait pas d'inquiétudes à avoir chez nous. Tchernobyl était une exception, une erreur humaine, une technologie foireuse dans un système soviètique pourri! Or, tout juste 25 ans après, arrive FUKUSHIMA au Japon, pays qui maîtrise parfaitement la sécurité nucléaire avec un personnel discipliné et formé à la gestion des catastrophes. Hélas, le résultat est le même. Donc, ce qui est arrivé au Japon, peut arriver chez nous. Nos réacteurs ne sont pas à l'abri : inondation de la centrale du Blayais en 1999, arrêt de centrales en 2003 à cause de la canicule estivale.

Certes, toutes les énergies ne sont pas sans conséquences sur notre vie et notre environnement. Le nucléaire, c'est dangereux; le charbon c'est sale; le pétrole, il y en aura bientôt plus, ça pollue et ça ne sent pas bon; les schistes bitumineux, on ne sait pas les extraire proprement; les carburants produits avec des végétaux (agrocarburants) contribuent à la hausse des cours et à la faim dans le monde. Alors, doit-on remettre en cause notre niveau de vie et le développement de nos sociétés?

La radioactivité ne s'élimine jamais à l'échelle d'une vie humaine. On peut la cacher, l'enterrer, la couvrir d'un sarcophage de béton (à Tchernobyl, on cherche encore quelques millions d'euros pour construire un second sarcophage au dessus du premier qui menace de s'écrouler), mais elle sera toujours là, y compris pour les générations futures. Les milliards consacrés au nucléaire constituent un frein à la sobriété et à l'efficacité énergétique ainsi qu'au développement des énergies renouvelables.

Les USA possèdent 104 réacteurs en activité pour une superficie de 9 629 000 Km² (1 réacteur pour 687 800 km²). En France, nous avons 58 réacteurs en activité pour 547 000 Km², ce qui fait un réacteur tous les 9 430 Km²! C'est trop. Il faut réduire la voilure, réfléchir et débattre de la sortie progressive du tout nucléaire, en toute honnêteté et sans tabous. Nos voisins européens le font, pourquoi pas nous?

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13 avril 2011 3 13 /04 /avril /2011 08:04

Non, ce n'est pas un tableau du célèbre peintre représentant un échassier. Mais tout simplement l'intervention d'un impressionnant engin de levage pour des travaux de rénovation du pont Van Gogh, régulièrement fréquenté par bon nombre de touristes.

 

ASSPB 12-04-2011 002

 

ASSPB 12-04-2011 004

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11 avril 2011 1 11 /04 /avril /2011 09:30

Depuis deux jours, l'avenue Sadi Carnot fait l'objet d'une distribution intempestive de flyers vantant les mérites de la Sarl Multifaçades du Languedoc, installée à Saint-Gilles. Des centaines d'un prospectus bleu et jaune (les couleurs d'Arles!) de quatre pages jonchent la chaussée et les trottoirs, sans aucun respect pour l'environnement. Vu les réactions des riverains, on peut en déduire que ce coup de pub est vraiment contre productif. A moins que cette distribution sauvage ait été faite par une main malveillante pour la dite société?

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11 avril 2011 1 11 /04 /avril /2011 09:10

Blandine PERICHON, consultante du cabinet NICAYA Conseil (www.nicaya.com), Docteure en communication et sciences du langage, a demandé à nous rencontrer pour évoquer le contournement autoroutier. Nous nous sommes retrouvés, dernièrement, une petite délégation du C.A., en toute simplicité chez le Président.

D’emblée, nous découvrons que la DREAL PACA (Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement) a sous-traité, au Cabinet NICAYA Conseil, la dernière phase de consultation du public sur le tracé autoroutier proposé (bande de 300 mètres) avant la Déclaration d’Utilité Publique (D.U.P.). Outre la consultation des associations et des riverains jusqu’au mois de juin, le Cabinet doit organiser, en liaison avec la DREAL, des réunions publiques ainsi qu’une exposition, certainement à la rentrée.

Après le changement régulier d’interlocuteurs de l’Etat, pendant les phases antérieures de « concertation », qui ont usé les représentants associatifs, voilà maintenant que l’on met un écran entre nous et les responsables de l’Etat. Il est vrai, que ces derniers exercent un métier difficile face à ces militants associatifs qui posent des questions, qui contestent et qui ne sont jamais d’accord avec les beaux projets concoctés par de dignes technocrates !

Nous avons rappelé à notre interlocutrice, notre participation, depuis 1995, aux différents débats sur l’autoroute ainsi que la position de notre association, que vous connaissez. 

« Face à une politique globale de déplacements qui ne nous satisfait pas : absence de ferroutage, transports en commun, fluviaux et maritimes insuffisamment exploités, notre association a toujours eu la volonté de ne pas retarder la réalisation d’une infrastructure devenue indispensable et urgente. Avec l’ARPA, nous avons proposé et défendu le tracé V.O. enterré ou voie sous fluviale qui ne lésait aucun territoire de la commune. Lorsque le choix du tracé Sud Vigueirat a été arrêté par l’Etat, nous l’avons acté mais mal accepté ». Avec l’ARPA, nous avons envoyé à la Commission Nationale du Débat Public un dossier critiquant le déroulement de la concertation et montrant notre insatisfaction. Au départ, la D.D.E nous a présenté une dizaine de tracés différents à étudier. Que d’artifices coûteux pour un projet que nous pensions ficelé par l’Etat dès l’origine ! Par respect de la déontologie, nous n’avons jamais suggéré que le contournement passe au nord de la ville mais, aujourd’hui que le choix est fait, nous ne pouvons que regretter que le tronçon passe par le sud alors que l’activité économique de la ville se situe au nord (zone industrielle et port fluvial). Nous avons pointé l’absence de position forte de la C.C.I. dans ce débat.

Nous avons souligné que le contournement ne désenclavera pas notre quartier et qu’il ne nous apportera que des nuisances supplémentaires. Bien que notre action se porte actuellement en priorité sur la réalisation à court terme de la déviation de la R.D. 35, nous avons indiqué notre position pour la suite. Notre action ira dans la recherche de l’intérêt général avant les intérêts particuliers de chacun des riverains de la nouvelle voie. Nous veillerons à ce que les études et les travaux du tronçon prennent en compte la transparence hydraulique (libre circulation de l’eau sous la chaussée, primordiale en cas de crue du Rhône) et les problèmes de nuisances sonores et de pollutions : construction de murs anti-bruit, utilisation de matériaux ou procédés, pour la réalisation des chaussées, qui réduisent l’impact au sol de la circulation (certains enrobés permettent d’abaisser le bruit de quelques décibels).

Jusqu’à présent, sans doute satisfaits du travail réalisé par l’association, nos adhérents, les habitants du quartier nous font confiance et ne se manifestent guère. Lorsqu’ils découvriront les expropriations et le début des travaux de construction d’une espèce de « chenille » de 18 mètres de hauteur qui va serpenter dans la plaine, il se pourrait qu’ils se manifestent… trop tard !

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11 avril 2011 1 11 /04 /avril /2011 08:40

Alors que la nature et les hommes ont été engourdis par le froid hivernal, CARNAVAL est chargé de réveiller les hommes et la nature pour annoncer le printemps. Les travestissements et les masques permettaient autrefois aux participants de se défouler. Tous les excès étaient permis. On pouvait en même temps se moquer de ses voisins et leurs réclamer des victuailles et des boissons pour faire la fête. C'était à la fois une fête chrétienne et païenne. Le mannequin représentant Caramentran était promené dans les rues de la ville ou du village dans un immense chahut avant d'être jugé. Lors du jugement de CARAMENTRAN, il était de tradition de reprocher aux édiles de la ville et aux dirigeants de la nation tous les malheurs qui s'étaient abattus sur le pays au cours de l'année écoulée. Ensuite Caramentran était brûlé en place publique. Aujourd'hui, on ne brûle plus Carnaval, on le fait disparaître! On fait appel à des compagnies professionnelles. L'ambiance est différente, plus policée. Cette année, un mannequin géant représentant le Président de la République, Nicolas SARKOSY, prévu par le carnaval d'Angers a été démonté par la police! Les habitants, toujours aussi nombreux, participent moins à l'évènement, ils viennent d'abord voir un spectacle. Et les artistes invités ne sont pas là pour mordre la main qui les fait vivre.

Cette année, les militants d'ATTAC Pays d'Arles ont relancé la tradition en faisant la fête à la finance et aux paradis fiscaux. Ils ont réalisé, bénévolement, un alter char afin d'honorer la Présidence, par la France, des G8 et G20.

 

Carnaval 10-04-2011 008

Carnaval 10-04-2011 012

Carnaval 10-04-2011 019

Carnaval 10-04-2011 020

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